En quelques mots
Contamination plastique: caractériser le continuum de ces particules dans les sédiments marins et matières en suspension
Impacts sociétaux
- Meilleure connaissance d’un milieu, d’un processus…
- Politiques publiques
- Technologie innovante
Porteur du projet
Structure
Unité COAST
IFREMER, Zone Portuaire de Bregaillon, 83500, La Seyne sur Mer
Axes de recherche
L’unité COAST (Observation et Écologie de la Restauration des Écosystèmes Littoraux) de l’Ifremer développe des recherches visant à mieux comprendre le fonctionnement, les trajectoires d’évolution et les capacités de conservation et de restauration des écosystèmes littoraux soumis aux pressions naturelles, climatiques et anthropiques. Ses travaux s’appuient sur une approche intégrée combinant observation, expérimentation, surveillance environnementale et modélisation afin de caractériser l’état écologique des milieux côtiers, d’identifier les facteurs de dégradation et d’évaluer l’efficacité des mesures de gestion et de restauration. Les principaux axes de recherche portent sur (i) le décryptage du fonctionnement écologique des écosystèmes littoraux et de leurs interactions avec les pressions environnementales et les services écosystémiques associés, (ii) l’étude des trajectoires passées, actuelles et futures des écosystèmes grâce à l’observation de long terme, à l’expérimentation et à la modélisation, (iii) le développement de méthodes innovantes d’observation et de diagnostic environnemental, notamment via de nouveaux outils analytiques, biologiques et numériques, et (iv) l’évaluation des stratégies de conservation et de restauration afin d’accompagner les politiques publiques en faveur de la biodiversité et du bon état écologique du milieu marin. Ces recherches s’inscrivent dans les objectifs nationaux et européens de préservation et de restauration des écosystèmes marins et côtiers et contribuent à l’amélioration des dispositifs de surveillance environnementale ainsi qu’au développement d’une expertise scientifique au service des gestionnaires et des décideurs publics.
Équipe
Tutorat
Florent BLANCHO, Ingénieur
Parcours et expertise
Ingénieur de Recherche à l’Ifremer au sein du Laboratoire Environnement Ressources Provence Azur Corse (LER/PAC), je mène des recherches sur la contamination des écosystèmes marins par les micro- et nanoplastiques, avec un intérêt particulier pour les particules inférieures à 50 µm, encore peu accessibles aux méthodes analytiques conventionnelles. Mon domaine d’expertise couvre le développement et l’optimisation de méthodologies d’échantillonnage, d’extraction, de caractérisation et de quantification des micro- et nanoplastiques dans différentes matrices environnementales (eau, sédiments, matière en suspension et organismes marins). Je développe notamment des approches analytiques innovantes, telles que la pyrolyse couplée à la chromatographie gazeuse et à la spectrométrie de masse (Py-GC/MS), afin de mieux caractériser les fractions les plus fines et les signatures polymériques de cette contamination. Mes activités s’inscrivent dans des projets de recherche nationaux et collaboratifs visant à améliorer la compréhension des sources, du devenir et des impacts des contaminants plastiques dans les écosystèmes côtiers, ainsi qu’à développer de nouveaux outils de surveillance environnementale en appui aux politiques publiques.
Candidat·e
Parcours
Le profil recherché correspond à un(e) étudiant(e) de Master 2 en chimie analytique, sciences de l’environnement, géosciences marines ou écotoxicologie, présentant un intérêt marqué pour les problématiques de pollution plastique en milieu marin et les approches expérimentales.
Présentation du projet
#Sédiments marins
#Pollution plastique
#Microplastiques
#Nanoplastiques
# Biodiversité marine
#•Méditerranée
Descriptif
Les écosystèmes côtiers figurent parmi les milieux les plus riches en biodiversité, mais également parmi les plus exposés aux pressions d’origine anthropique. Parmi celles-ci, la pollution plastique constitue aujourd’hui une préoccupation majeure. Les sédiments marins représentent le principal réservoir des particules plastiques et sont au cœur du fonctionnement des écosystèmes benthiques, abritant une grande diversité d’organismes qui participent au recyclage de la matière organique et au maintien des fonctions écologiques.
Si les microplastiques de grande taille sont désormais relativement bien étudiés, les connaissances restent très limitées concernant les particules de plus petite taille (< 50 µm), incluant les nanoplastiques. Pourtant, ces particules sont susceptibles d’être les plus biodisponibles, d’être ingérées par un plus grand nombre d’espèces et de favoriser le transfert des contaminants au sein des réseaux trophiques. Cette méconnaissance ne résulte pas uniquement d’un manque de données, mais surtout de l’absence de méthodes robustes permettant d’extraire et de caractériser efficacement ces particules dans des matrices complexes telles que les sédiments.
Ce verrou méthodologique limite aujourd’hui notre capacité à évaluer l’exposition réelle de la biodiversité benthique à la pollution plastique et à produire des données comparables pour les programmes de surveillance environnementale.
Le projet proposé vise à lever ce verrou en validant une nouvelle méthode d’extraction capable de couvrir un continuum de tailles allant des microplastiques aux nanoplastiques, puis en l’appliquant à des sédiments côtiers corses.
Programme de recherche
Ce projet s’inscrit dans les axes de recherche de l’unité COAST (Ifremer), qui visent à améliorer la compréhension du fonctionnement des écosystèmes littoraux, de leurs trajectoires d’évolution et des pressions anthropiques qui les affectent, afin d’accompagner leur conservation et leur restauration.
Il s’intègre plus particulièrement à un programme de recherche consacré à l’étude des micro- et nanoplastiques dans les écosystèmes marins côtiers. Les travaux menés visent à développer des outils analytiques innovants permettant de mieux caractériser la contamination plastique dans différentes matrices environnementales (eau, matière en suspension, sédiments et organismes marins), avec un intérêt particulier pour les particules de petite taille (< 50 µm), encore largement sous-représentées dans les études actuelles.
Le stage contribuera à la validation d’une nouvelle méthode d’extraction des particules plastiques dans les sédiments et à son application à des écosystèmes côtiers corses. Les connaissances acquises viendront compléter les travaux engagés sur la caractérisation du continuum des particules plastiques dans le milieu marin, depuis les microplastiques jusqu’aux nanoplastiques, afin de mieux évaluer leur devenir et l’exposition potentielle de la biodiversité benthique.
À plus long terme, les développements méthodologiques et les données produites ont vocation à être intégrés dans les réseaux de surveillance environnementale coordonnés par l’Ifremer.
